samedi 15 mai 2021

L'emprise du chat de Sophie Chabanel



Présentation éditeur

Une jeune femme est découverte empoisonnée dans la salle de bain de son appartement lillois, aussi gai qu’un abri antiatomique. Hormis son métier d’hôtesse d’accueil – idéal pour se limiter à des relations humaines superficielles – rien ne semble avoir éclairé le quotidien de Léa Bernard. Seule piste : peu avant sa mort, elle a travaillé à Genève dans une exposition de cadavres plastinés, au succès planétaire mais interdite en France. Cela aurait-il un rapport avec son assassinat ? C'est sur quoi vont devoir plancher la frondeuse commissaire Romano et son adjoint Tellier : direction la Suisse !
Côté vie privée, Romano doit faire face aux déboires de Ruru et de Mandela, le chaton qu’elle s’est laissé fourguer au prétexte qu’il est plus facile d’avoir deux chats qu’un seul – comment a-t-elle pu croire un bobard pareil ?

Ce que j'en pense

C'est parce que Gwenaëlle Desnoyers m'a mis entre les mains, voici deux ans, Le blues du chat que j'ai découvert les polars de Sophie Chabanel. J'ai aussitôt comblé mon retard en lisant le premier volume, La griffe du chat, et en 2020, quand L'emprise du chat est sorti, je n'ai pas traîné à l'ajouter à ma monstrueuse pile de livres. Comme souvent quand je sais que je vais passer un bon moment avec une série que j'aime, j'ai retardé le moment de le lire, et, en ce mois de mai pluvieux, j'ai trouvé que c'était le livre qu'il me fallait. La comédie policière, ce n'est pas si facile, et Sophie Chabanel parvient à faire exister des personnages irrésistibles, que je retrouve avec un immense bonheur dans L'emprise du chat. Je suis fan de Romano, de ses lubies, de sa vision des choses (et notamment de sa hiérarchie), et Tellier est un acolyte parfait. Sophie Chabanel prend pour cadre une exposition macabre à souhait, dans le cadre propret de la Suisse, où nos deux comparses vont mener l'enquête. Elle nous mitonne une intrigue qui se tient, sur fond de trafics internationaux de corps, de cupidité ordinaire et de voyeurisme même pas assumé (l'alibi éducatif de ces expos est bien gerbant). 

J'ai ri, souvent, et j'ai refermé le livre en espérant que Sophie Chabanel nous donnera d'autres occasions de retrouver Romano et ses compagnons (humains et félidés). 


Sophie Chabanel, L'emprise du chat, Seuil Cadre noir, 2020.

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