jeudi 28 août 2014

Les apparences de Gillian Flynn


Présentation (éditeur)
Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s'installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L'enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu'il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu'elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d'autres plus inquiétantes. 

Ce que j’en pense
Comme je suis influençable, c’est parce qu’on m’en a dit du bien que j’ai lu Les apparences de Gillian Flynn. Vous le savez, je n’aime guère les thrillers, peu me convainquent vraiment. Celui-ci me laisse une impression mitigée et il va être difficile d’en parler sans dévoiler l’intrigue. Impression mitigée mais j’insiste sur le fait que c’est mon peu de goût pour le thriller qui l’explique, car je reconnais que Gillian Flynn offre là un thriller d’excellente facture. 
J’ai adoré la première partie: cette autopsie d’un couple, par deux voix alternées est remarquable d’intelligence et de subtilité. J’ai trouvé fantastique l’idée de croiser le regard du mari, qui commence par « la fin » et celui de la femme, qui prend les choses dans l’ordre puisqu’on lit son journal. Pour moi, cette première partie est digne d’un roman noir, tant le regard est impitoyable sur la comédie sociale et conjugale, sur la bonne société new-yorkaise frappée par la crise financière. Cependant, je dois dire - et je n’en tire aucune gloire - qu’une hypothèse m’est venue au bout d’un moment, pas dans les détails mais dans les grandes lignes. Par conséquent, le twist majeur, à la mi-roman, ne m’a pas fait tomber de ma chaise, je me doutais de la fracassante nouvelle. Cela n’a pas nui à la tension narrative, mais la seconde moitié du roman prend un autre tour, qui m’a moins intéressée, au point que je m’ennuyais un peu. Heureusement, le dénouement, glaçant à souhait, terrible sans être spectaculaire, estompe cette impression en partie. 
Au final, Gillian Flynn signe à mon sens un thriller excellent, totalement maîtrisé, qui ravira les amateurs du genre. Le roman m’a intéressée à plus d’un titre, sans que je sois totalement emballée cependant. 


Gillian Flynn, Les apparences (Gone Girl), Sonatine, 2012. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Héloïse Esquié. Disponible en Livre de Poche et en ebook. Publication originale: 2012.

5 commentaires:

Laure a dit…

Je suis beaucoup moins enthousiaste que toi ;-)

Hélène a dit…

J'ai exactement eu le même ressenti que toi !

Tasha a dit…

@Laure : je ne qualifierais pas d'enthousiaste! Mais je reconnais à ce thriller des qualités, même si ce n'est pas ma tasse de thé.
@Hélène : ça me rassure, beaucoup de gens ont aimé autour de moi...

dasola a dit…

Rebonjour Tasha, le film adapté par David Fincher sort bientôt et j'attends de le voir et peut-être lirais-je le roman par la suite. Bonne soirée.

Tasha a dit…

Je fais confiance à Fincher, qui peut faire un excellent film, meilleur que le roman... Enfin ce n'est que mon avis! ;-)