samedi 20 janvier 2018

Ma PAL BD


Une fin d'année à Bruxelles, un possible passage à Angoulême pendant le Festival fin janvier, voilà de quoi me donner envie d'acheter et de lire des BD... Il y a quelques sorties que j'attends avec impatience, des albums et romans graphiques qui me font envie (sorties récentes ou non), mais avant de faire des folies, j'ai eu envie de faire le point sur les BD que j'ai en stock et que je n'ai pas lues, sachant que certaines appelleront d'autres achats (volumes suivants pas encore acquis). 

J'ai donc rajouté une page PAL BD à ce blog, manière pour moi de me rappeler à l'ordre... 

mercredi 17 janvier 2018

Une saison de nuits de Joan Didion


Présentation (éditeur)Près d’un demi-siècle avant L’Année de la pensée magique, une jeune femme faisait ses débuts sur la scène littéraire américaine. Joan Didion n’a pas trente ans lorsque paraît en 1963 Run River, premier roman et premier jalon d’une œuvre immense à venir, dont il annonce déjà, à bien des égards, les thèmes, la couleur et l’écriture si particulière. À première vue, c’est une histoire presque banale : Everett McClellan tue l’amant de sa femme, Lily. Aux mains de n’importe quel écrivain, on aurait affaire, au choix, à une bluette sentimentale ou à un roman policier des plus ordinaires. Mais l’auteur du Bleu de la nuit n’est pas n’importe qui ; chez elle, cette trame domestique et dramatique sert un propos ô combien plus ambitieux. Derrière l’analyse des tromperies et des faux-semblants de la vie de couple, il s’agit pour elle de démonter méthodiquement les ressorts et les conséquences d’un assassinat d’une tout autre nature : celui des illusions qu’une certaine Amérique aura nourries pendant plusieurs décennies, depuis l’époque des grands pionniers californiens dont Everett et Lily sont les ultimes descendants, jusqu’à l’aube des années 1960, qui sous la plume acérée et visionnaire de Didion s’apparente plutôt à un crépuscule : la fin du Rêve Américain.

Ce que j'en pense
C'est après avoir vu le documentaire diffusé sur Netflix, Joan Didion, le centre ne tiendra pas, que je me suis décidée à lire cette figure importante des lettres américaines. Mon choix s'est porté sur le premier roman de l'autrice. J'ai eu un début difficile, je dois le confesser, parce que je trouvais le propos très psychologisant. Et puis apparaissent des aspects plus sociaux, et j'ai commencé à être passionnée. C'est un roman qui fait penser à ces romans du Sud, alors qu'il se passe en Californie. Dans les grandes propriétés de ces exploitants blancs, le temps semble tourner au ralenti, et Joan Didion saisit parfaitement le basculement qui est en train de s'opérer: un vieux monde se meurt, celui des exploitations familiales et de l'ancrage dans la terre, pour céder la place à l'exploitation par les grands capitaux anonymes, à la spéculation immobilière. Elle ancre le drame qui se joue pour ses personnages juste avant le point de rupture. On ressent la chaleur écrasante, une forme de nostalgie aussi pour ce vieux monde, sans que ses travers soient masqués le moins du monde. 
Joan Didion alterne les points de vue, s'attardant sans doute davantage sur Lily. La jeune et belle Lily, fragile, dont le mariage sombre peu à peu sans que jamais l'amour entre elle et Everett ne s'éteigne. Jamais Joan Didion ne juge, et c'est ce qui permet au lecteur d'aimer chacun des personnages, hormis peut-être Joe (mais c'est parce qu'il ne signifie pas grand-chose pour Lily non plus). Même le séducteur Ryder Channing, qui représente l'énergie destructrice de ce monde nouveau, qui mène à sa perte Martha, Lily et Everett (les représentants du vieux monde) n'est pas détestable. Ne croyez pas pour autant que les personnages ne soient que des symboles ou des allégories, ils sont des êtres de chair et de sang, et j'ai particulièrement aimé les personnages féminins. Le regard de Joan Didion n'est jamais plus acéré que lorsqu'elle fait des portraits de femmes. Lily et Martha sont des femmes magnifiques, des personnages complexes et sombres. Mais Everett n'est pas en reste, vestige d'un monde ancien, fait de loyauté, de fidélité et d'engagement. 
Je n'en ai pas fini avec Joan Didion, je me demande comment il se fait que cette figure intellectuelle m'ait échappé jusqu'alors... 

Joan Didion, Une saison de nuits (Run, River), Grasset, 2014. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Philippe Garnier. Publication originale: 1963. Disponible en ebook. 

lundi 15 janvier 2018

Made in China de Jean-Philippe Toussaint


Présentation (auteur-éditeur)
Depuis le début des années 2000, j’ai fait de nombreux voyages en Chine, je me suis rendu à Pékin, à Shanghai, à Guangzhou, à Changsha, à Nankin, à Kunming, à Lijiang. Rien n’aurait été possible sans Chen Tong, mon éditeur chinois. La première fois que j’ai rencontré Chen Tong, en 1999, à Bruxelles, je ne savais encore quasiment rien de lui et de ses activités multiples, à la fois éditeur, libraire, artiste, commissaire d’exposition et professeur aux Beaux-Arts. Ce livre est l’évocation de notre amitié et du tournage de mon film The Honey Dress au cœur de la Chine d’aujourd’hui. Mais, même si c’est le réel que je romance, il est indéniable que je romance.

Ce que j'en pense
La première fois que j'ai lu Toussaint, je savais peu de choses de lui et de son oeuvre. C'était La télévision, qui m'a comblée de son humour et de son intelligence. Depuis, je guette chaque sortie, sans avoir tout lu de l'auteur (je n'ai toujours pas La salle de bains). C'est donc à sa sortie que je me suis précipitée sur Made in China, même si je ne l'ai pas lu immédiatement. Une nouvelle fois, c'est un pur bonheur. C'est le récit d'un tournage en Chine (à Canton) et d'une amitié avec son éditeur chinois et producteur de ses films, Chen Tong, un regard porté sur la Chine. C'est l'occasion pour Jean-Philippe Toussaint de déployer une fois encore son humour jamais moqueur, plutôt empreint d'autodérision. Mais c'est aussi une réflexion sur les rapports entre réalité et fiction (quand ment-il? quand invente-t-il? quand arrange-t-il la réalité à son gré?) et surtout, sur le rôle du hasard dans la création. Rien ne se passe comme prévu sur le tournage et même lors de la préparation: et c'est tant mieux, car le film se nourrit des contraintes, des surprises. Ne croyez pas que c'est barbant : l'écriture de Toussaint est toujours, quels que soient les sujets abordés, un miracle de légèreté, de délicatesse. J'ai souri, je me suis émerveillée, et je suis allée voir le film à la fin (lien hypertexte dans l'édition numérique, adresse dans l'édition imprimée), qui n'a pas grand intérêt en lui-même, si ce n'est de nous donner à voir le résultat de ce qui s'est construit un peu sous nos yeux... 
Une fois de plus je suis ressortie charmée, enchantée, séduite...

Jean-Philippe Toussaint, Made in China, Editions de Minuit, 2017. Disponible en ebook.

vendredi 12 janvier 2018

Bande dessinée 2018 #1

Les derniers jours de l'année 2017... Je n'aime pas la période des fêtes, pour des raisons multiples que je vous épargne. Mais tandis que d'autres s'amusaient ou s'ennuyaient dans des réveillons festifs (non, ce n'est pas un pléonasme pour moi), j'ai passé la soirée à lire, et j'ai notamment lu des BD. J'ai une PAL BD monstrueuse, et je ne parle même pas des BD de Monsieur. 
Et les derniers jours de 2017 et les premiers de 2018 se sont passés à Bruxelles, ville chérie, ô combien, et ville tentatrice pour les amateurs de BD... Entre librairies spécialisées et librairies d'occasion, c'est l'enfer, surtout au moment de faire les sacs pour le retour en train. 
Moi en route pour la gare de Bruxelles Midi :-) (Tashi Sherpa/AP/SIPA)

La chine est précieuse car elle permet de se laisser tenter par des titres inattendus, des albums ou des romans graphiques que l'on ne connaissait pas ou qui n'étaient pas dans la priorité d'achats. Le passage vers 2018, ce fut donc une chambre d'hôtel confortable, des pâtisseries orientales dégustées à deux, des livres et des BD... Pour moi, le meilleur réveillon du monde. 

Allez, je commence.


Depuis longtemps, je lorgnais sur La propriété de Rutu Modan, et ce fut l'une de mes lectures du réveillon. Un pur régal, une histoire forte qui déjoue les attentes, refuse les facilités et qui m'a ramenée, ce que je n'attendais pas, en Pologne. Regina et sa petite-fille Mica font le déplacement d'Israël pour la Pologne (Varsovie), pour une histoire de propriété, de spoliation par les nazis. Rutu Modan fait fi de tout pathos : Regina n'éprouve nulle nostalgie du pays perdu ("un vaste cimetière", dit-elle), et il n'est pas question de pardon ou de rédemption dans ce récit de mémoire. Le récit est découpé en sept jours, durée nécessaire pour que sorte au jour un secret, pour que l'on comprenne aussi le rôle joué par l'ami "relou" qui les accompagne. Cette tragédie est traitée avec une grande sobriété et servie par un trait clair et précis, se mêle à la chronique intime (pour Mica). C'est magnifique, et bien sûr, maintenant, j'ai envie de lire l'oeuvre précédente de Rutu Modan, Exit Wounds. C'est malin. 
Rutu MODAN, La propriété, Actes Sud BD, 2013. Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech. 



Autre régal dans un tout autre style : Et si l'amour c'était aimer? de Fabcaro. Il n'est jamais aussi à l'aise, me semble-t-il, que dans la parodie, et ici, comme le titre peut le laisser deviner, il s'empare des codes du roman-photo et fait mouche. Il se trouve que lorsque j'étais enfant, j'avais une voisine qui dévorait les romances : Harlequin, Delly, mais aussi les romans-photos de Nous Deux et Intimité. Comme j'étais du genre à lire tout ce qui me tombait sous la main, j'en ai lu! C'est dire si je perçois quelles situations codées, quels stéréotypes narratifs et (photo)graphiques du genre reprend Fabcaro, pour exercer son regard caustique, son humour absurde. C'est piquant, hilarant, j'adore et j'en redemande. 
Fabcaro, Et si l'amour c'était aimer? 6 Pieds sous terre, 2017



Dans mes déambulations dans les librairies bruxelloises, j'ai découvert la trilogie de Merwan, Le bel âge, qui m'a énormément plu. Merwan est connu notamment pour sa collaboration avec Fabien Nury sur L'or et le sang. Il livre ainsi, seul aux manettes (scénario et dessin) une chronique intimiste et ce faisant, un portrait de l'époque, à travers trois jeunes femmes. Leurs hésitations, errements et choix sont au coeur de ce récit très fin, très délicat, porté par un dessin qui me fait penser, par moment, à Bastien Vivès. Trois portraits conjugués, trois jeunes femmes qui cherchent leur place (dans la société, le monde du travail, les relations amoureuses et familiales): ce récit choral en trois temps m'a passionnée et touchée. J'ai pensé aussi au travail orchestré par Thomas Cadène sur Les autres gens. Au terme de ma lecture, j'ai quitté les personnages à regret.
Merwan, Le bel âge, tome 1 Désordre, Dargaud, 2012.
Merwan, Le bel âge, tome 2, Territoire, Dargaud, 2012.
Merwan, Le bel âge, tome 3, Départs, Dargaud, 2014. 



Avec Ce que le vent apporte de Jaime Martin, on est dans la découverte de hasard, liée à la chine bruxelloise, et c'est un vrai coup de coeur. Mais que ce récit est sombre! On est en Russie, la Révolution s'annonce, et le lecteur suit les pas d'un jeune médecin envoyé aux confins de l'empire pour gérer un hôpital du bout du monde, aux conditions climatiques très dures. C'est un défi de tous les instants, d'autant que la contrée est le théâtre de meurtres terribles. Ce jeune homme se heurte à la superstition, lui qui est un être de raison aux idées progressistes. Je ne savais rien de l'histoire en achetant cet album, c'est le dessin à la fois réaliste et d'un esthétisme fou qui m'a attirée. C'est magnifique, sombre, tourmenté. 
Jaime MARTIN, Ce que le vent apporte, Dupuis Aire Libre, 2007.


Enfin, j'ai fini par acheter un album de Cosey que je voulais depuis longtemps, Saïgon-Hanoï. J'aime le dessin et l'univers de Cosey, et je ne sais pourquoi, ce titre me tentait particulièrement. J'ai donc plongé avec délices dans ce récit superbe, qui mêle à la conversation téléphonique entre un homme qui a fait la guerre du Viêt-Nâm et une jeune adolescente (pré-ado, elle a onze ans) qui a composé son numéro un peu au hasard les images d'un retour au pays connu pendant le conflit. En effet, nous sommes avec Homer, qui passe le réveillon seul dans la maison familiale, et qui regarde à la télévision un documentaire relatant la guerre du Viêt-Nâm et le retour sur les lieux d'un vétéran, qui n'est autre que lui-même. En même temps, il parle à cette très jeune fille, et l'ensemble dégage une impression de grand apaisement, de quiétude inattendue. La beauté des images et ce qu'elles suggèrent créent cette sensation. Je suis ressortie de ma lecture avec le sourire aux lèvres, sereine moi aussi. 
Cosey, Saïgon-Hanoï, Dupuis Aire Libre, 1992.

Maintenant, je souhaite que ma parenthèse bruxelloise se poursuive à travers la lecture des nombreuses BD que j'ai en stock! Et bientôt c'est le Festival d'Angoulême, donc les sorties vont se multiplier. Miam!








vendredi 5 janvier 2018

TAG Je lis donc je suis...


Je me prête une fois encore à l'exercice, à partir des titres lus en 2017. Je ne peux faire de renvoi vers des billets, car nombre de ces romans n'ont pas été chroniqués (pour cause d'absence sur le blog)...

Vu et aimé chez Fanny et chez Virginie !  

Je me suis bien amusée en le faisant, j'espère que cela vous plaira. 


Décris-toi


Comment te sens-tu ?


Décris où tu vis actuellement



Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ?


Ton moyen de transport préféré



Ton/Ta meilleur(e) ami(e) est…



Toi et tes amis vous êtes…



Comment est le temps ?



Quel est ton moment préféré de la journée ?



Qu’est la vie pour toi ?



Ta peur ?



Quel est le conseil que tu as à donner



La pensée du jour…



Comment aimerais-tu mourir ?



Les conditions actuelles de ton âme



Ton rêve ?

A vous! 



mercredi 3 janvier 2018

Tous nos noms de Dinah Mengestu


Présentation (éditeur)
Isaac, un jeune Africain, est venu aux États-Unis dans le cadre d'un programme d'échange universitaire. Ni Helen, la jeune assistante sociale qui tombe amoureuse de lui, ni le lecteur ne connaissent son vrai nom : il l'a laissé derrière lui, en Ouganda, avec les promesses d'une révolution réprimée dans le sang par la future dictature, abandonnant aussi son ami le plus cher.
Du chaos de l'Afrique à la solitude du Midwest, dans une Amérique déchirée entre la guerre du Vietnam et la lutte pour les droits civiques, l'écriture intimiste et mélancolique de Dinaw Mengestu, mêlant les voix d'Helen et d'Isaac, saisit les paradoxes de l'Histoire et de la nature humaine avec une force et une intelligence peu communes.
Ce que j'en pense
Il y a des années de cela, j'avais été bouleversée par Les belles choses que porte le ciel et j'abordais Tous nos noms avec un mélange de confiance et d'appréhension. Il ne m'a pas fallu longtemps pour être prise par ce récit. Les deux récits menés en parallèle évoquent l'exil, car Isaac connaît un premier exil sur le continent qui l'a vu naître, en Ouganda, puis un exil aux Etats-Unis. Nous sommes dans les années 1970 et les deux pays connaissent, à des titres et des degrés divers, des bouleversements politiques. Révolutions ratées et conflits civils post-indépendance en Ouganda, populations terrorisées, climat social tendu: le jeune homme est un témoin légèrement en retrait de tous ces évènements. Il devra son exil et son nouveau nom au refus de quitter le pays de l'autre Isaac, celui avec qui il s'est lié d'amitié aux abords de l'université et qui joue un rôle d'agitateur dépassé par ses propres engagements. J'avoue avoir dû regarder ce qu'il en était des évènements politiques ougandais de l'époque, étant peu familière de l'histoire de ce pays. La partie américaine était plus simple à aborder. Isaac y est pris en charge par Helen, une assistante sociale dont nous avons cette fois le point de vue. Isaac et Helen ne tardent pas à avoir une liaison, socialement inacceptable dans une Amérique qui ne parvient pas à se débarrasser de la ségrégation, du moins dans les faits. La scène du diner est terrible. A travers ses deux personnages, Dinah Mengestu brosse le portrait de cette Amérique du début des années 1970, embourbée dans le conflit au Vietnam et dans ses propres archaïsmes. 
Tout cela serait déjà intéressant en soi mais comme dans son premier opus, Dinaw Mengestu donne de la force à son histoire par les sentiments, troubles, complexes, mouvants. Isaac est un personnage difficile à cerner, profondément marqué par les évènements sombres en Ouganda, et qui porte une amitié indéfectible à l'autre Isaac. Mais de ses sentiments pour Helen nous ne saurons pas grand-chose. Helen est un très beau personnage, que j'ai aimé dans ses rapports à sa mère comme dans sa relation à Isaac. J'ai trouvé Tous nos noms plus sombre que Les belles choses que porte le ciel : il était tragique mais il était aussi lumineux. Tous nos noms m'a semblé plus désespéré, plus amer. Je n'ai pas été bouleversée cette fois-ci, mais je ne boude pas mon plaisir. Dinah Mengestu est un auteur intriguant que je continuerai à suivre. 

Dinah Mengestu, Tous nos noms (All our Names), Albin Michel, 2015. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Michèle Albaret-Maatsch. Publication originale: 2014.

lundi 1 janvier 2018

Démarrer l'année

Image empruntée ici

2017 s'est achevée... 
Un beau roman a quitté ma PAL, Tous nos noms de Dinaw Mengestu: je ne l'ai pas autant aimé que son premier mais tout de même, c'est une belle lecture... Je vous en reparle très vite.
Le jour où je l'ai enlevé de ma PAL (le 30), trois l'ont remplacé : 
Bent Road de Lori Roy, parce qu'Electra m'a donné envie de découvrir son univers.
Les buveurs de lumière de Jenni Fagan. 
Calcaire de Caroline de Mulder.
Pas de quoi rigoler, me direz-vous. En effet, mais que voulez-vous, les fêtes ne me mettent jamais d'humeur festive. 





Je me sens toujours mieux le 1er janvier, fêtes passées, et la perspective de toute une année devant soi, à lire, à accumuler de nouveaux livres dans le stock... à se jurer ses grands dieux qu'on fera baisser le stock en question. 
Mes résolutions seront donc livresques, parce que celles-là, je les tiens plus facilement. En 2017 je m'étais promis de lire 80 livres, et j'en ai lu plus de 110. Je m'étais également promis de lire plus de BD : je n'ai pas réussi à le faire et je m'en veux un peu. 
Pour 2018, je reste sur une envie de lire 80 livres, soyons raisonnable... La BD reste dans mon viseur, parce que vous ne le savez pas, mais j'ai aussi un sacré stock de BD à lire... 
En 2018 s'annoncent déjà de belles sorties : je ferai peut-être un billet là-dessus, mais j'ai tant de jolies choses dans mon stock que ma priorité sera là (voeu pieu...). 

Nous verrons si je tiens mes promesses, mais en attendant, je vous souhaite une belle année 2018, riche d'accomplissements personnels, synonyme de bonne santé, et dédiée au moins pour partie à la lecture et à nos échanges, passionnants et passionnés, amicaux et stimulants... 
A 2018, à nous et aux auteurs qui nous apportent tant !