mercredi 19 décembre 2012

Café givré de Suzanne Selfors



Présentation
Katrina vit avec sa grand-mère dans une paisible bourgade américaine qui cultive une forte identité scandinave. Toutes deux s’occupent du café Chez Anna, ringardisé par le café voisin, moderne et branché, tenu par le détestable M. Darling, père d’une populaire jeune fille, Heidi. Katrina est une adolescente tranquille, qui a pour meilleurs amis Vincent, nageur très doué, et Elizabeth, jeune fille un peu fantasque. Un matin, Katrina trouve dans l’arrière-cour du café un jeune homme endormi dans le froid, probablement un vagabond : elle lui dépose un café et des gâteaux. Dès lors, sa vie va changer, l’énigmatique vagabond en kilt ne cessant de réapparaître…

Mon avis
Café givré est une excellente surprise, un de ces romans chauds et doux comme une assiette de pancakes arrosés de sirop d’érable, à savourer avec un bon café (évidemment, mais si vous préférez un chocolat chaud, c’est bien aussi !). C’est une sorte de jolie romance, qui ne verse pas pour autant dans le pur sentimental. J’ai aimé le personnage de Katrina, le cocon réconfortant (mais menacé) du café de la grand-mère, avec ses habitués hors du temps, et j’ai été comblée par l’intrigue, rythmée et au dénouement si satisfaisant… Il est fait référence à La Vie est belle (1946), chef-d’œuvre de Frank Capra, et en effet, l’ombre de ce splendide film plane en permanence sur ce roman qui a pour ambition d’offrir un moment de douceur aux lecteurs. Comme le film de Capra, le roman de Suzanne Selfors se teinte de fantastique sans en rajouter dans le surnaturel, ce que j’ai bien aimé. Tout en étant très adolescent dans l’esprit, le récit ne cherche pas à faire jeune, et de fait, Katrina a des responsabilités d’adulte. J’ai quitté à regret ce roman, non sans m’efforcer de trouver ces petits grains de café enrobés de chocolat, histoire de prolonger le plaisir.

Pour qui ?
Je pense que le roman plaira davantage à un public féminin. Il est accessible à de jeunes lectrices, car le récit est linéaire et structuré en brefs chapitres : il est d’ailleurs difficile de le lâcher ! Comme c’est un récit à la première personne, on s’identifie aisément à Katrina. Il plaira aussi à des lectrices adultes désireuses de trouver un roman chamallow (ce n’est pas une critique !) qui ne bêtifie pas et qui emmène doucement vers un dénouement apaisé.

Le mot de la fin
A consommer sans modération.

Suzanne Selfors, Café givré (Coffeehouse Angel), Flammarion/Tribal, 2012. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie Hermet.

7 commentaires:

Aifelle a dit…

C'est très tentant, surtout avec la référence à "la vie est belle". Un roman chamallow de temps en temps, ça ne fait pas de mal.

Tasha a dit…

En tout cas, le côté chamallow m'a fait du bien! Surtout après le Vargas Llosa.

Shelbylee a dit…

Moi aussi tu m'as eue à "La vie est belle" de Capra. Je note ce livre pour cette fin d'année avec un bon café !

Tasha a dit…

C'est typiquement une douceur de fin d'année! Et on peut se refaire La vie est belle dans la foulée d'ailleurs...

Brize a dit…

Ce roman a l'air tout à fait charmant donc pourquoi pas !

Tasha a dit…

Une p'tite douceur!

Theoma a dit…

un livre qui fait du bien ? Je ne l'ai pas noté jusqu'ici mais je vais finir par craquer.