vendredi 3 août 2012

Sans âme de Gail Carriger



Présentation (extrait de la quatrième de couverture)
« Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société victorienne ? »

Mon avis
Deux raisons m’ont poussée à lire ce premier volume : un billet d'Armalite et les conseils d’une amie (qui se reconnaîtra). J’ai donc plongé dans la série de Gail Carriger, et je n’avais plus envie d’en sortir. Alors bien entendu, des esprits chagrins pourront craindre une énième série vampirique surfant sur le succès de Twilight, mais ils auront tort. Certes, il y a des vampires, et puis des loups-garous. Mais Alexia Tarabotti n’est pas du tout Bella Swan (c’est du moins mon avis), et Gail Carriger a su développer son propre univers. Je pense  que les amateurs de Stephenie Meyer aimeront l’univers de Gail Carriger, et que l’on peut aimer Le Protectorat de l’ombrelle sans être fan de Twilight.
Bon, mais qu’est-ce qui m’a tant plu, me direz-vous ?
Les personnages m’ont tout de suite embarquée. A commencer par Alexia Tarabotti, héroïne qui n’a rien d’une jeune première, qui détonne dans la bonne société victorienne par ses ascendances italiennes, son caractère bien trempé et son indépendance d’esprit. Ne parlons pas du fait qu’elle est une paranaturelle, dénuée d’âme, qui a la particularité d’annuler les pouvoirs des vampires et des loups-garous au premier contact. Et comment ne pas fondre devant Lord Maccon, loup-garou et mâle alpha qui va tomber sous son charme ? Tout loup-garou qu’il est, il m’a fait penser aux héros des romans des sœurs Brontë…
J’ai aimé cet univers follement romantique, fantastique et steampunk : oui, tout ça à la fois ! Et je trouve que la série se démarque par son humour et une absence totale de puritanisme : Lord Maccon s’affole lorsque miss Tarabotti est à proximité, et cette dernière fait l’apprentissage du désir et du plaisir, rien n’est édulcoré tout en restant très « correct » pour un public adolescent. En clair, il n’est pas question ici de réfréner ses désirs, juste de les apprivoiser pour en tirer le maximum…
L’intrigue n’a rien d’ébouriffant, mais on tourne les pages à toute vitesse…
Les chroniques des volumes suivants viendront, assurément.

Pour qui ?
Ados et adultes (OK, plutôt de sexe féminin), amateurs de fantastique, de bit-lit, de séries romantiques…

Le mot de la fin
Mordant (ça y est, je l’ai casé !), séduisant, divertissant. Je sais, ça fait beaucoup de mots.

Gail Carriger, Sans âme. Le Protectorat de l’ombrelle t. 1 (Soulless : The Parasol Protectorate), Le Livre de Poche, 2012 (7,10 €). Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Denis. Roman initialement paru en France chez Orbit (2011).

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Entièrement d'accord avec toi, les trois premiers tomes sont fabuleux et toujours très drôles, les jeunes adultes, particulièrement les bonnes lectrices seront conquises...cela étant, pour les avoir prêtés à ma maman, laquelle a plus de 60 ans,je sais que l'âge compte bien peu, elle les a adorés!
Merci pour la qualité de tes commentaires, c'est plaisant de lire du bon français!!!!

Tasha a dit…

Magie de la bonne littérature pour ados : pas de limite d'âge!
Merci pour ton (gentil) commentaire!

Robert Crevin a dit…

Moi, je ne l'ai pas lu, ce livre. Mais comme ça, ça a l'air peu original. On a l'impression d'une version féminine de John Constantine. Et puis les vampires, les femmes et l'univers victorien : on a l'impression que la cible a été bien définie, non ?
Bon, il ne faut pas bouder son plaisir, c'est sûr, mais ça n'empêche pas de voir qu'un relatif formatage commercial est toujours présent...

Tasha a dit…

Que ce soit ciblé, aucun doute là-dessus, et que les thèmes et personnages ne débordent pas d'originalité a priori, c'est vrai aussi. Reste que c'est un excellent moment de lecture, et ça, ce n'est pas à la portée du premier "produit" venu! Merci de ta visite!

Anonyme a dit…

Il faut tout de même évoquer le style de l'auteure qui échappe lui à tout formatage, les phrases sont jouissives à lire, c'est peu de le dire, du coup cela renouvelle le genre! Quant aux personnages, il me semble qu'ils sont originaux parce que le plus souvent en décalage avec toutes sortes de conventions...mais bon, j'ai tellement aimé ces romans que je suis devenue partiale, allez savoir!

Tasha a dit…

Je suis tout à fait d'accord : c'est une lecture jouissive!