mardi 5 novembre 2013

Jeune fille en Dior d'Annie Goetzinger


Présentation
Une toute jeune chroniqueuse de mode, la première collection de Christian Dior en 1947. Le New Look est né…

Mon avis
On retrouve ici la grande dessinatrice qu’est Annie Goetzinger. Chaque page est un enchantement pour le regard. Certes, le sujet porte aisément à la beauté, les robes créées par Christian Dior entre 1947 et 1957 sont de pures merveilles. N’empêche, le trait d’Annie Goetzinger est saisissant, à la fois précis et aérien. On perçoit la légèreté des robes, des matières, et chaque planche suscite l’admiration.
Il y a cependant un bémol : un scénario un peu léger, inconsistant, prétexte à une hagiographie du grand créateur. Non que je pense qu’une levée des jupons (pardon pardon) soit indispensable, mais j’aurais aimé que le contexte social soit plus souligné. Il est certes évoqué, dans cette scène éloquente où la jeune journaliste et ses modèles nimbés de luxe se font houspiller par les ménagères scandalisées. Mais il n’est qu’effleuré, alors que le New Look, c’était aussi cela : un succès de scandale, une audace folle, utiliser des dizaines de mètres de tissu pour tailler une jupe, une robe, en pleine période de rationnement, dans une France qui porte encore les stigmates de la Seconde Guerre Mondiale.
Allez, je suis embêtante : Jeune fille en Dior est avant tout un ravissement graphique, à savourer comme tel. Et c’est déjà bien.

Pour qui ?
Pour les amateurs du trait d’Annie Goetzinger (voir la série épatante scénarisée par Pierre Christin, Agence Hardy) mais aussi pour les amoureux de haute couture.

Le mot de la fin
Dior, j’adore ! (mouais…)


Annie Goetzinger, Jeune fille en Dior, Dargaud, 2013. Avec une préface d’Anna Gavalda (que je n’ai pas lue : je boude).

2 commentaires:

Brize a dit…

Ah, je n'avais pas repéré cet album d'Annie Goetzinger, dessinatrice que j'apprécie.
Pas trop tentée par le thème, mais je pense quand même le lire en bibli.
(et j'adore ta remarque sur la préface !)

Tasha a dit…

Mouais, il m'arrive de bouder des auteurs (ce qui leur fait une belle jambe).
Cet album m'a surtout donné envie de replonger dans L'agence Hardy!