samedi 13 avril 2013

Hunger Games de Suzanne Collins



Présentation
Dans un monde post-apocalyptique, douze districts composent désormais les Etats-Unis, rebaptisés Panem, sous la férule du Capitole, métropole prospère et centre d’un pouvoir tyrannique. Chaque année, chacun des douze districts doit fournir deux Tributs, un garçon et une fille, tirés au sort – à moins qu’ils ne soient volontaires – pour participer aux médiatiques Hunger Games, jeu de télé-réalité quelque peu radical. Un seul survivra, en ayant assuré sa subsistance dans un milieu sauvage et hostile et en ayant éliminé – physiquement – les autres candidats. Katniss Everdeen a 16 ans et se porte volontaire pour se substituer à sa petite sœur, cruellement tirée au sort à sa première « participation », à douze ans.

Mon avis
Je n’ai plus quinze ans, donc je ne vais pas dire que j’ai vibré à la lecture de ce premier tome. Il m’est difficile de m’identifier aux personnages et je n’ai pas forcément très peur pour l’héroïne, puisque je sais qu’elle doit survivre pour revenir dans deux autres tomes…
Ceci mis à part, je reconnais que j’ai lu ce premier volume rapidement (presque d’une traite) et sans m’ennuyer une seconde, Suzanne Collins maîtrisant parfaitement le rythme de son récit. Aucune lenteur, aucune explication lourdingue, et pourtant, il y a cette longue mise en place, avant le début des combats, que j’ai trouvée assez belle, intéressante et touchante. J’ai apprécié aussi que ce premier volume, qui ménage une ouverture sur la suite, soit clos, ne se termine pas sur un insupportable cliffhanger.
Katniss est une héroïne dépourvue d’aspérité, tout en positif, mais du moins est-elle indépendante, animée d’une forte volonté, intelligente et pas du tout mièvre.
Pour le reste, Suzanne Collins se sort très bien des pièges de la production dystopique ciblée sur les ados. Elle n’esquive pas la violence (et cela lui a été reproché), mais somme toute, Katniss tue peu. Et puis Hunger Games n’échappe pas à la nécessité, affichée ces dernières années dans les dystopies jeunesse, de la romance, mais elle joue intelligemment avec cela : au personnage de Gale, complice de Katniss dans leur district, elle superpose le personnage de Peeta, amoureux de Katniss sans que le sentiment soit réciproque,  mais qui pourrait s’imposer, finalement, comme un challenger de Gale… Suzanne Collins souligne que pour le public avide des Hunger Games, la romance est indispensable, vendeuse, comme pour le lecteur, somme toute…
Vous l’aurez compris, je suis assez admirative du savoir-faire de Suzanne Collins, et c’est pourquoi je lirai les deux autres volumes.

Pour qui ?
Pour les amateurs de dystopie jeunesse.

Le mot de la fin
Efficace et malin.

Suzanne Collins, Hunger Games (The Hunger Games), Pocket Jeunesse, 2009. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Guillaume Fournier. Parution originale : Scholastic Press, 2008.

2 commentaires:

Brize a dit…

J'avais bien aimé aussi (Ariane, de même). Mais je n'ai pas poursuivi (la Miss a lu le tome 2, elle), maintenant que mes filles ont grandi je lis plus rarement de la littérature jeunesse (moins motivée).

Tasha a dit…

J'ai commencé le tome 2 mais comme je suis en déplacement et déjà bien assez chargée, je l'ai laissé à la maison. Parfois le côté prévisible de la littérature jeunesse me repose les neurones!!!