dimanche 27 janvier 2013

A découvert de Harlan Coben



Présentation
Mickey Bolitar est le neveu de Myron Bolitar, chez qui il vit temporairement : son père est mort sous ses yeux dans un accident de voiture, sa mère va de cure de désintoxication en cure de désintoxication… Dans son lycée, il fait la connaissance d’Ema, fille atypique au look « EMO » qui est rejetée par les autres élèves, de Spoon, garçon farfelu qui fait l’objet de nombreuses moqueries, et de la jolie Ashley, qui devient sa petite amie avant de disparaître brutalement. Mickey part à sa recherche et va de découverte en découverte, à propos de la jeune fille mais aussi de son propre père.

Mon avis
Avant toute chose, je dois préciser que je n’ai lu qu’un roman d’Harlan Coben, Ne le dis à personne, il y a des années de cela, et je n’ai pas aimé. Je reconnais ses qualités, mais je n’aime guère le thriller, en règle générale. Néanmoins, cela m’intéressait de voir comment un romancier pour adultes allait s’adapter à un public adolescent. Après La tristesse du samouraï, j’ai eu envie d’une « récréation », et j’ai donc lu A découvert, qui patientait sur ma liseuse depuis quelques semaines.
Indéniablement, Harlan Coben est un très bon faiseur : il s’y entend pour accrocher son lecteur, pour ménager le suspense par des cliffhangers nombreux. On tourne les pages avec plaisir, et je n’ai pas observé dans ce roman les défauts (enfin, ce que je juge comme tel) que j’observe souvent dans les thrillers, y compris Ne le dis à personne, à savoir ces retournements impromptus, qui permettent de tout dénouer. Il y a certes des rebondissements, mais rien qui m’ait irritée. Non, j’ai lu le roman avec plaisir, et Harlan Coben m’a emmenée jusqu’au dénouement en me surprenant juste ce qu’il faut. Le roman clôt l’intrigue principale tout en tissant un fil narratif qui sera exploité dans le volume suivant, puisque A découvert se pose clairement comme le premier d’une série.
Harlan Coben exploite habilement des ressorts classiques du roman pour la jeunesse : récit à la première personne, héros adolescent attachant. Il campe de jolis personnages, en particulier Spoon et Ema, deux freaks tels qu’on les représente souvent dans la littérature et le cinéma américains.
Certes, il faut prendre ce thriller pour ce qu’il est, un divertissement plaisant et plutôt réussi, qui respecte habilement les codes du genre. Il ne faut pas en attendre le moindre gramme d’originalité, pas le moindre propos.
Lirai-je le volume suivant ? Je n’en sais rien, il y a tant de choses à lire… mais je ne dis pas non.

Pour qui ?
Les fans d’Harlan Coben et de la série Myron Bolitar. Les 12 et plus qui aiment les polars.

Le mot de la fin
Bien fichu.

A noter, un titre français que je trouve pour ainsi dire en contradiction avec le titre original…

Harlan Coben, A découvert (Shelter), Fleuve Noir, 2012. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Arnaud. Publication originale : 2011. Lu en e-book.

4 commentaires:

Shelbylee a dit…

J'aime beaucoup la série Myron Bolitar de Coben (même si elle est assez inégale) par contre, je n'ai jamais trop aimé ses livres "indépendants" car bizarrement je trouve qu'ils se ressemblent un peu tous (je n'en ai lu que 2 mais en voyant le résumé des autres j'ai l'impression que c'est la même histoire). J'ai hâte de découvrir les aventures de Mickey mais je crois qu'il faut d'abord que je finisse les Myron pour apprendre ce qui est arrivé à son frère (même si je me doute qu'on peut le comprendre sans cela, mais vu que j'ai commencé la série...)

Tasha a dit…

Je confirme que Coben est très clair (tout en préservant du mystère) sur ce qui s'est passé. En tout cas, tu me fais envie sur la série des Bolitar, je me laisserai tenter à l'occasion! Quoi qu'il en soit, j'ai passé un bon moment avec ce roman.

Loo a dit…

Non, tant qu'à faire je préfère quelque chose de plus original alors puisque je n'en lis pas beaucoup autant que je ne sois pas déçue.

Tasha a dit…

Je comprends... C'est là que le bât blesse, en effet : si j'étais méchante je dirais que c'est un produit bien fait et bien calibré. Mais comme j'ai passé un agréable moment, malgré tout, je ne le dirai pas. ;-) (hein? quoi? je suis de mauvaise foi??)