dimanche 5 mai 2013

La guerre des vanités de Marin Ledun



Présentation (quatrième de couverture)
Quels vilains secrets se cachent entre les murs de Tournon, petite ville au bord du Rhône, une ville où tous se connaissent, s’épient, se protègent ? Pourquoi un enfant de dix ans saute-t-il par la fenêtre sous l’œil d’une caméra ? Cette mort marque le début d’une série de suicides dont les victimes sont à peine adolescentes... Tandis que le lieutenant Korvine, en charge de l’enquête, essaie de comprendre quel vent de folie balaie Tournon, les enfants continuent à mourir...

Mon avis
Avis très partagé pour ce roman dont j’ai eu le plus grand mal à venir à bout…
Il démarre très fort, à la fois en posant un personnage d’enquêteur typique du roman noir, sombre, désespéré, et en amorçant une intrigue terrible. Puis, à mon sens, alors que le découpage en chapitres, correspondant au découpage temporel – serré – de l’intrigue, suppose une grande rapidité, le roman ralentit, s’étire en longueur… Dès la moitié du roman, je trouvais que les choses n’avançaient pas suffisamment, et j’ai bien failli renoncer tant j’avais le sentiment de ne pas avancer dans ma lecture.
Certains lecteurs ont trouvé la fin quelque peu décevante par rapport à la force du démarrage, avec un côté « ce n’était donc que ça ? » qui les a déconcertés. Ce n’est pas ce qui m’a gênée, je pense même qu’un dénouement ou une explication spectaculaire auraient pu faire verser le roman dans du thriller grandguignolesque. La tragédie est bien plus banale, somme toute. Cependant, j’ai trouvé l’histoire de Varèse (chut !) tirée par les cheveux, dans son dénouement.
Que dire d’autre, sinon que le roman est quand même paré de belles qualités, grâce auxquelles j’ai tenu jusqu’au bout : son « héros », Korvine, un vrai personnage de roman noir, que je trouve réussi ; l’écriture, sèche, précise, sans coquetterie et sans emphase de Marin Ledun ; la force de l’évocation de cette petite ville de province où tout le monde connaît tout le monde, toxique, étouffante.
Pour moi, le roman est trop long, voilà tout.

Le mot de la fin
Du noir un peu trop allongé… 

Marin Ledun, La guerre des vanités, Gallimard/Série noire, 2010. Disponible en Folio Policier. Lu en ebook. 

2 commentaires:

Shelbylee a dit…

J'aime bien aussi quand je ne suis pas tentée par tes lectures ;-) Ca fait du bien à ma PAL !

Tasha a dit…

Ravie de te rendre service! :-)